L'historique de Rampoux à
travers les siècles
Des recherches assidues
aux Archives Départementales nous permettraient de
collecter de nombreuses informations sur l'histoire du village
les bénévoles et les passionnés sont
les bienvenus. Yves Perié, Conseiller Général
et Maire de Rampoux, nous a transmis quelques éléments
recueilli lors d'une visite aux archives:
En Latin " Rampouio
", " Rampuilus ", paroisse de l'archiprêtré,
longtemps annexe de Lavercantière. La guerre de 100
ans porta un coup terrible à la paroisse de Rampoux
qui fut parmi les premières complètement dépeuplée.
Le recteur d'une telle paroisse percevait cependant les dîmes,
mais c'étaient les habitants de Lavercantière
qui travaillaient les terres de Rampoux et les lui payaient.
En réalité, le recteur de Rampoux fut un véritable
prieur sans charge d'âmes. A la fin de la guerre de
cent ans, sans doute par suite de baux à nouveau fief,
la paroisse de Rampoux commença à se repeupler.
Les habitants étaient peu nombreux et le recteur de
Lavercantière administrait les sacrements. En retour,
le prieur de Rampoux lui payait quelques pensions avec le
consentement de l'ordinaire. "Vu le nombre des habitants
de Rampoux et il serait plus convenable comme aussi plus commode
pour eux, que le recteur de Rampoux s'occupa d'eux plutôt
que celui de Lavercantière", c'est ce que dit
Bernard de Martinhac dans sa supplique se déclarant
prêt à accepter les charges de la cure de Rampoux.
Le pape chargea les archidiacres de Cahors et le chantre de
la cathédrale de faire une enquête, et, Si les
faits sont exacts d'arranger les choses comme le demande le
suppléant. Mais il semble que la paroisse de Rampoux
resta depuis ce temps annexe de Lavercantière et Rampoux,
prieuré séculier sans charge d'âmes, était
donné en 1515 à Gui des Mas, sans doute des
Mas de Peyrille.
La bulle dit qu'en tant
que paroisse, Rampoux est annexe de Lavercantière.
Cependant il y avait des compétitions, puisqu'en 1516,
le prieuré vacant par la mort de Guillaume de Martinhac
était conféré. Jean de Crahibus faisait
le double service de Lavercantière et Rampoux.
En 1534, échange
entre Guillaume du Broc, recteur de Cahors et Jean du Broc
prieur de Rampoux. Les archives du parlement de Toulouse nous
montrent les jugements à la cour du parlement en 1538.
Jean du Broc, Jean de
Gourdon, Jean de Rampoux et Jean Peindaries sont déboutés
au profit d'Antoine de Lagarde que nous retrouvons en 1544
prieur de Rampoux et recteur de Reilhac.
En 1556, Melchior de Cheis
désignait le prieuré de Rampoux pour un échange
avec Michel le Fort qui avait une église au diocèse
de Saintes. Ici le prieuré est à charge d'âmes,
exercé par un vicaire perpétuel avec Lavercantière.
En 1593, le prieur était
Johan Lafont que nous voyons en procès avec un bourgeois
de Gourdon, Jean de Lesterienne
En 1698 Jean de Giscard
était prieur de Rampoux
Les Seigneuries de Rampoux
:
La seigneurie de Rampoux fut Gourdon de la branche de Castelnau
Peyrille, comprise dans celle de Lavercantière et passa
comme dernière dans la famille de Lagrange qui la conserva
jusqu'à la Révolution.
Il y eut une famille de Rampoux qui ne semble avoir qu'une
partie de la directe, mais qui avait de nombreuses possessions.
Notions de communauté
:
Le 13 juillet 1709 les habitants de Rampoux font un accord
avec Messire Marc-Antoine de Lagrange seigneur de Lavercantière
et Rampoux
Quelques noms de la famille
de Rampoux :
1294 : Robert de Rampoux
1330 : Galhard de Rampoux
1347 : Jean de Rampoux
131? : Guillaume de Rampoux, Chanoine de Lavercantière
1352 : Guillame de Rampoux, damoiseau de Dégagnac
1563 : testament de noble François de Rampoux, co-seigneur
de Dégagnac
1629 : mariage de Judith de Rampoux avec noble Gérion
de Lagrange, seigneur de Lavercantière.
Les archives nous donnent
encore beaucoup d'informations concernant les échanges
et compétitions dont fut l'objet le prieuré
de Rampoux. Si vous désirez plus d'informations vous
pouvez contacter l'office du Tourisme de Salviac.
source: "La Bouriane"
Ed. du Laquet et Archives Départementales
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